mercredi 4 mars 2020

Comme toujours

Le crétinisme en marche,
La mémoire courte,
L'œil rivé sur le portefeuille,
Oublier le rêve, être pragmatique,
Cracher sur les pauvres, prendre du viagra,
Conquérir de nouveaux marchés,
Oublier qu'on les a conquis,
Recommencer jusqu'à épuisement de la planète,
Tripler le montant en milliards,
Avoir 12 hélicoptères,
De la coke dans 10 frigos

mercredi 11 juillet 2018

Un nouveau désespoir

Ce monde croit aux dieux, aux diables, aux puissances invisibles.
Ce monde croit à l’inéluctabilité de la Force telle que définie par Georges Lucas.
Ce monde ne veut surtout pas regarder en face sa propre fin, alors que les miroirs mis en place par les dernières technologies réfléchissent sa bêtise à longueur de journée par l’écran tactile mais intouchable d’un mouvement universel. 
Ce monde non seulement croit à des forces diffuses et cachées, mais il les appelle de ses vœux comme l’échappatoire ultime à ses désirs hédonistes, enfin sans lendemains, pêcheur ou saint suivant la force de ses convictions intimes, aventurier nihiliste aux aspirations bukowskiennes pour les plus courageux. 

Ce monde dont on pense qu’il ne croit plus en rien, est plus que jamais admiratif d’un au-delà qui justifierait enfin sa propre impuissance, son incapacité chronique à répondre aux exigences d’une éthique, fusse son urgence invoquée par l’humanité la plus désespérée. Et s’il ne se tourne pas vers le ciel pour trouver ses dieux, il trouve dans sa propre histoire, en une réflexion empirique, les justifications de son impuissance chronique, miraculeusement désigné par les générations précédentes comme le réceptacle idiot d’un fruit qu’il ne désire que manger.
En commençant par les politiciens, puis les marchés.
Tous ces puissants semblent agir et parler comme s’ils étaient les victimes d’une puissance erratique dont le contrôle leur échapperait. Regardez les donner des noms à des dieux-mots qui les excusent et les déculpabilisent: la dette, la reprise, les lois, les codes… 
Comme si ces derniers n’émanaient pas d’eux.

Il est totalement normal du coup, que les peuples se tournent vers l’irrationnel, les mystiques, le complotisme dans la mesure où ceux qui les dirigent semblent faire de même face aux responsabilités qui leur incombent

jeudi 15 mars 2018

Je parle

Je parle, je parle, je parle parce que tu m'écoutes pas
J'écris aussi, parce que même si tu m'écoutes, tu m'entends pas
Tu t'en tamponnes
Je parle parce que j'ose pas te dire, je veux pas te montrer
Je te hais parce que tu m'aimes pas, je t'aime pas parce que tu hais, pas pour ce que tu es
Tu écris, tu parles, tu craches, tu hurles, tu insultes et moi je fais pareil,
Comme un con, comme une locomotive dégueulasse qui fonce sans crier gare
Parce qu'on se voit pas, parce que t'es con toi aussi
Alors tu craches, tu hurles, tu gueules ce que tu crois que t'es
mais ce qui est vrai, tu le caches, tu l'enfouis dans ton ventre, dans la terre
C'est pour ça que je parle, je parle mais t'es sourd comme un moi sans oreilles
Mais tu sais quoi, je vais arrêter,
Ce champ de bataille rempli de fiel
Où les ennemis rappliquent, et d'autres arrivent encore
Ils parlent, ils parlent, ils parlent parce qu'on les écoute pas
Personne ne les écoute, leur voisin, le monde, leur famille
Ils sont seuls alors ils hurlent, ils insultent, commes des cons
Ils tueraient pour que tu les vois, ils tueraient pour être les seuls
Alors que c'est eux les voisins,
c'est eux le monde,
c'est eux la famile
Quand c'est qu'on dit nous ?
Me fais pas rire
Alors je parle, je parle parce que tu viens toujours pas,
Je parle parce que t'as jamais été là
Je me parle en fait
Je t'écrase et je me rassure
Parce que si t'es pas là au moins,
J'ai mes excuses, ma raison
C'est moi qui ai raison
Tu m'entends ? Eh, je te parle !!
C'est moi qui ai raison,
Moi.




(On a même pas le courage de se taper dessus,
Quand on s'insulte, on se protège
Tu t'indignes de quoi pauvre petite chair ?
T'as quoi à me dire !?
Toutes tes colères qui suintent dans des sièges Ikea
ces doigts fébriles qui hurlent leur besoin d'exister
Cette envie d'avoir raison qui dégouline dans des fils électriques
t'en fais quoi quand t'as tout éteint, ta conscience, ta confiance?)



samedi 24 février 2018

L'eau séant


Ecrire contre la nausée. 
Ecrire contre la chaleur. 
Contre l'étouffement. 
Laisser les mots comme autant de gouttes de sueur 
suinter par les pores de l'inspiration, 
au rythme de notre respiration haletante. 

T'es tu déjà imaginé comme une gigantesque planète océan, 
dont notre conscience au moment présent, 
serait la surface où ressurgissent, venus de fonds abyssaux, 
les souvenirs et les pensées enfouis par ce temps qui passe 
dont les flots s'agitent au gré de nos choix et de nos décisions, 
et figurant dans sa perfectible rondeur apparente, 
notre vie émouvante ? 

La vois-tu cette planète sans noyau, 
sans limite, 
dont chaque nouvel instant est une vague naissante recouvrant les précédentes, 
sans qu'on puisse jamais distinguer dans la fulgurance de son mouvement, 
ce qu'elle doit au passé et ce qu'elle appelle du futur ? 

Voilà une pensée rafraîchissante. 
Une pensée d'été 
et d'avoir été.

samedi 7 mai 2016

Fascisme et horreurs ordinaires

Plus on donne de la visibilité aux pauvres, plus on rend leur abandon criant, et plus la culpabilité et la peur de devenir comme eux rend le français moyen totalement con. Alors, il devient violent avec ce qui'il ne veut pas devenir. Alors l'image de lui-même qu'il lui est tendue devient tellement insupportable, qu'il frappe sur son propre reflet, avec d'autant plus de hargne que lui aussi se sent abandonné. Et c'est un miroir dans le miroir qui n'en finit pas, une mise en abyme qui va au plus haut sommet des hiérarchies de ce monde. La peur de la chute, la peur d'être snipé sur son perchoir alors qu'on y tient à peine en équilibre. Le grand remplacement par les fachos a commencé.C'est ce que provoque généralement la colère abrutissante des peuples impuissants.Mais ne vous inquiétez pas, leur appel au fascisme sera bientôt entendu.T'inquiète, petit bonhomme méprisable, tu l'auras ton ère des petits pères du peuple.Ils vont s'occuper de toi et de ta famille. Ils sont cons mais pas sourds. Et tes descendants auront des cheveux bien peignés. Tu l'auras ton grand remplacement. 
Peut-être pas comme tu crois.

mercredi 16 mars 2016

LE FILS DE VIVIENNE WESTWOOD VA BRÛLER SA COLLECTION DE PHOTOS PUNK ESTIMÉE À 5 MILLIONS DE LIVRES

(lien de l'article à la fin de ce texte)

Je suis pas punk. J'entends d'ici mes amis s'étouffer de rire.
C'est juste ce que ça dit de nous, de notre société qui se regarde tout les 5GB/s dans le miroir en se mettant des doigts dans tous les écrans. 
En fait, je trouve ça génial, de rien laisser, de ne rien mémoriser et de ne rien donner de soi aux générations d'après.
Démerdez-vous, créez vos propres clichés, enculez qui vous voudrez et surtout allez vous faire foutre avec vos reproches et vos psychanalyses parce que papa et maman vous ont dit non alors qu'ils bouffaient tout le pot de confitures en jetant des tonnes de déchets dans la nature.
Vous n'auriez pas fait mieux, ni différemment, vous avez juste désormais la chance de ne pas avoir le choix: le monde court à sa perte.
Ce que vous pouvez faire par contre, c'est reprendre le flambeau et courir avec gloire, avec fierté, vers la fin de ce monde, dont l'humanité fuit par tous les pores dilatés de sa pensée malade, de ces utopies qui ne trouvent plus de corps pour les abriter. Et à toutes berzingues encore.
Ne vous y trompez pas, c'est ça aimer la jeunesse et lui donner sa chance.
Croire qu'elle est capable par elle-même de générer ses propres cris, ses propres révoltes ou pas, de continuer sans ciller l'incroyable dégénerescence d'une vie qui se croyait supérieure. 
Direction: l'absolu nihilisme, seul programme crédible pour bâtir un simulacre de renouveau. 
Fin de le décadence, déliquescence des corps et des mœurs pour enfin remonter et recommencer le cycle infernal contre les crétins et leur morale familiale qui inévitablement, enverront des bombes à ceux qui ne veulent pas de leurs espoirs. L'espoir du côté des puissants, n’est qu’un fascisme.
Comme il a raison de tout vouloir casser, de tout vouloir brûler ce mec que je ne connais pas. J'espère qu'il va arriver à en détruire le plus possible avant qu'un golmon n'essaie de tout scanner et de tout rediffuser, ce qui doit être déjà le cas. 
Ne plus rien enregistrer, ne plus rien sauvegarder en-dehors de notre seul périphérique physique. 
Rien en dehors de nous, bordel !
Pourquoi ?
Parce que notre cerveau explose sous le flux permanent de ces vies qui ne sont pas les nôtres, parce que de nos yeux coulent le sang de gens que nous ne connaissons pas, d'expériences que nous n'avons pas vécues, parce que nous croyons toucher des corps que nous n'avons pas croisés, vu des paysages que nous n'avons pas traversés. Il faudrait un gigantesque autodafé, ne rien transmettre, se taire et laisser enfin une table rase aux générations futures.
Je ne suis pas punk, mais putain, qu’est ce que ce serait beau le no future, une humanité 2.0.
Quoi ?

jeudi 28 janvier 2016

2017: Taubira ? Ira pas ?


C'est pas pour la ramener, mais j'adore ce pays où pas un n'ouvre un journal pour lire ce que font ou pas les ministres, mais est tout à fait capable de hurler sa haine, son aigreur, son ignorance, et soyons cash, sa connerie, au passage d'une ministre démissionnaire.


Moi je m'en fous un peu de Taubira je te dirais. L'histoire montrera si oui ou ou non, elle a été une bonne fonctionnaire en tant que ministre.


D'ailleurs, l'idolâtre de Taubira m'exaspère à peu près autant que le droitard aboyant sur son passage.


Ouais, ouais, les grandes déclarations, les phrases humanistes, ça a toujours bien fait tripper le PS qui n'en a manifestement rien à foutre concrètement, mais dont les ouailles, et ce depuis Mitterrand, passent leur temps à se frotter contre tout ce qui est formule littéraire et autre emportement amphigourique avec le pathétisme et le ridicule du chien contre une jambe.

Mais je m'emporte. Pas plus mal, merci.


Ceux qui vénèrent Taubira le font, j'imagine, pour les mêmes raisons qui me donnent envie de la voir candidater en 2017:

- donner une épidémie d'ulcères aux rangs de la droite

- voir la manif pour tous organiser des suicides collectifs

- la voir présenter ses vœux présidentiels en imaginant un électeur du FN devant son poste 

- et puis merde, oui, avoir une femme Président, noire, aux vues me semblant légèrement au-dessus de la mêlée.


Soyons honnêtes: vu son côté épouvantail auprès de la gente teubé de notre beau pays, le ratio FN/PS au second tour risquerait de basculer du côté obscur.

C'est pourquoi je suis pour la fin immédiate de l'idolâtrie Taubira et le début d'une réflexion au PS pour en faire une super candidate. Ouais, c'est pas gagné, mais c'est pas plus con que de croire qu'on n'est jamais allé sur la lune.